L'enfant seul

la solitude rejoint l’habitude

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She brought the snow, she left with the rain, all that remain… just pain…
l’enfant seul

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Amère douceur de vivre, j’entame ma deuxième saison dans la perfection de la foi. L’hiver est long…

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Je vis dans l’ombre

Je vis dans l’ombre de celui qu’elle aime.
Elle est de ces femmes dont le cœur a été depuis trop longtemps ravi par un autre.
Elle, partagé entre les regrets et l’admiration qu’elle lui porte… je ne suis finalement que le spectateur d’un destin que je crois déjà connaître.
On dit que les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on refuse de mener. Pourtant, mes “je t’aime”, même crié ne ressemblent à ses oreilles qu’à des murmures couvert sous le son d’un “je l’aime encore” à peine dissimulé.
L’égoïsme d’un temps, ma volonté de me l’attribuer tel un bien a depuis laissé place à la résignation. Elle est peut-être de ces trésors inaccessible.
Réduit à la contempler de loin, mon chemin parcouru en sa direction n’aura jamais réduit la distance qui nous sépare.
Personne n’aime souffrir je crois, mais parfois on aime celle qui nous fait souffrir et je me fais du mal…

- l’enfant seul

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Trêve de comptoir n°301111

Toi, moi, seuls dans ce bar et puis ce son qui passe.

On se laisse aller sous le rythme de cette mélodie - Isley Brothers - Don’t Say Goodnight. On entame les premiers pas d’un slow. On n’a pas peur du ridicule même si on est les seuls à danser.
Nos esprits sont déjà ailleurs. Je te glisse mes confidences d’un soir dans le creux de ton oreille.
Si tout le reste ne sera qu’échec, au moins, ce moment aura existé.
On arrive lentement au bout des cinq-minutes, quarante-trois secondes.
Faut-il rajouter un dernier mot ? On n’a rien besoin de se dire de plus. Je laisse mes doigts lentement se glisser le long de tes cheveux.
Les lignes de ton visage, le long de ton cou, mes lèvres glissant jusqu’au tiennes.
Le silence règne mais on continue à danser. Dans nos têtes ce soir, ce son ne s’est jamais fini.


- l’enfant seul

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Ma boite mail

Ma boite mail c’est ces séries de correspondances.

La curiosité des premiers jours, ces échanges, ces questionnements. On en oublie l’essentiel car on se plait dans l’illusion. On occulte ces défauts, on les dissimule. On se surprend à rêver.

La suite, c’est cette incompréhension, la découverte de l’autre. Tant pis si la réalité est tout autre, ne laissons pas nos rêves s’effondrer.

Le chapitre suivant n’est que le prélude à la fin. On connait déjà l’enchainement des évènements. On l’a vécu tant de fois avec tant d’autres personnes. On sait ce qui s’ensuit mais l’être humain est irrationnel. Même acculé, au bord du gouffre, il veut y croire.

La fin tu l’écris. Quelques mots, quelques phrases, des écrits à gauche à droite et une réalité : «J’aurai beau parler tu feras toujours ce que tu veux»

Je suis immature et égoïste…

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Twitter Poetic Improvisation

@MKERone:
Regarder souffler le vent...
@Ammoun_:
Derriere une vitre embuée, s'engouffrant dans les arbres comme ma main dans tes cheveux...
@MKERone:
Les feuilles frémissent au rythme de nos voix, elles tombent parfois d'émoi.
@Ammoun_:
Un regard, un sourire, ta main dessinant l'automne sur mon visage.
@MKERone:
Il s'estompe au fur et à mesure que je le dessine. Les écureuils eux, se cachent. Et oui l'hiver arrive.
@Ammoun_:
Regarder souffler le vent, mourir l'automne, naitre l'hiver... Et se savoir toujours vivants.
@MKERone:
Et quand le soleil se couche c'est pour qu'elle dorme. La lune se lève et veille sur elle...

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Tu ne sais plus…

Tu ne sais plus si j’en vaux la peine, dur d’en être certaine.

On s’est connu le temps de se plaire. On s’est créé ces exigences, celles dans lesquelles maintenant on se perd.

En espérant te retrouver, l’âme sereine, sans même savoir comment, j’ai couru après toi.

Tu n’es qu’à quelques kilomètres. On prend souvent plaisir à critiquer cette distance qui nous sépare, les raisons de cet écart, notre volonté de le réduire. J’ai allongé cette distance en quelques mots.

Je me suis souvent surpris à avoir besoin d’être rassuré, que les choses ne changeraient pas, que tu serais toujours là. Pour autant, j’ai voulu prendre ce risque. Celui de te dire « je t’aime » et qu’un jour tu me répondes que tu ne le puisses plus.

En attendant je t’aurai prise par la main, murmuré les plus douces de mes histoires, calmé tes inquiétudes. Du moins, j’aurai essayé.

Maintenant je cherche encore mes mots, j’aurai tellement de choses à dire mais je peine à boucler ce dernier paragraphe. Je ne sais plus si j’en vaux la peine, dur d’en être certain…

- l’enfant seul